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CAL Statement on the Human Rights Situation in Africa (Item 5) to the 62nd Ordinary Session of the African Commission on Human and Peoples’ Rights

[Le français suit ci-dessous]

Madame Chairperson, Honorable Commissioners,
I make this statement on behalf of the Coalition of African Lesbians. According to the Report of the Special Rapporteur on Human Rights Defenders, the situation of “women human rights defenders can be particularly precarious because of stereotypes”. She asserted that women human rights defenders are generally targeted because of their gender and because of their human rights activities. She offered a range of recommendations that must now be highlighted and applied at the national level for the urgently needed protections to be put in place so that WHRDs can do their work.

This year marks the 20th anniversary of the adoption of the Declaration on Human Rights Defenders. The Cotonou Declaration of June 2017 reaffirmed the importance of human rights defenders in promoting and protecting human rights in Africa, and in consolidating democracy, the rule of law and sustainable development on the continent. These milestones, including the related resolutions adopted by the African Commission on Human and Peoples’ Rights, have clearly recognized the critical role of human rights defenders and civil society organisations in defending and advancing human rights and have set the standards for the protection of the rights and responsibilities of all people to advance human rights.

Despite these commitments, states continue to undermine and restrict the work of human rights  defenders and civil society organisations.

During this session, the ACHPR will review the state report from Nigeria. During the last review Nigeria received recommendations in relation to the situation of Human Rights Defenders – to adopt legislative measure to protect the rights of HRDs, create platforms for dialogue andparticipation of civil society organisations and to review foreign funding restrictions which unduly interfere in the autonomy and independence of CSOs. Not only did Nigeria fail to accept these recommendations but it has intensified its efforts to restrict and undermine the work of human rights defenders who challenge the state on various issues. Examples of this are the proposed NGO bill which is presently still before parliament and if passed would have wideranging power to deny the registration of NGOs, and interfere in the day to day operations of NGOs. Furthermore, the Provisions in the Same Sex Marriage (Prohibition) Act prohibit the registration and operation of NGOs and HRDs working on same-sex sexuality.
We call on the ACHPR to:

  1. Accelerate the work to address the situation of women human rights defenders during state reporting, both the particular persistent and widespread human rights violations experienced as well as the political, social and economic conditions which enable and engender this violence.
  2. Host a panel to commemorate the 20th anniversary of the adoption of the Human Rights Defender Declaration and to reflect on regional and national efforts to ensure the rights of HRDs are respected, protected and fulfilled.
  3. Follow up the progress on the implementation of the recommendations of  the Report on the Situation of Women Human Rights Defenders in Africa to ensure their implementation.

Thank you, Madam Chairperson.


Déclaration de la Coalition of African Lesbians (CAL) sur la Situation des droits de l’Homme en Afrique (Item 5) à la 62ème Session ordinaire de la Commission Africain des droits de l’Homme et des Peuples

Madame la Présidente, Honorables Commissaires,

Je fais cette déclaration au nom de la Coalition of African Lesbians. Selon le rapport de la Rapporteure Spéciale sur les Défenseurs des droits de l’Homme, la situation des « femmes défenseures des droits de l’Homme peut être particulièrement précaire au cause des stéréotypes ». Elle a déclaré que les femmes défenseures des droits de l’Homme sont généralement ciblées à cause de leur genre et pour leurs activités de défense des droits de l’Homme. La Rapporteure a offert plusieurs recommandations qui doivent maintenant être mises de l’avant et mises en œuvre au niveau national afin de mettre urgemment en place les protections nécessaires au travail des FDDH.

Cette année marque le 20e anniversaire de l’adoption de la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’Homme. La déclaration de Cotonou de Juin 2017 réaffirme l’importance des défenseurs des droits de l’Homme dans la promotion et la protection des droits de l’Homme en Afrique, et dans le renforcement de la démocratie, de l’autorité de la loi et du développement durable sur le continent. Ces importantes étapes, y compris les résolutions pertinentes adoptées par la Commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, ont clairement reconnu le rôle critique des défenseur(e)s des droits de l’Homme et des organisations de la société civile dans la défense et l’avancement des droits de l’Homme et ont établi les standards de la protections des droits et de la responsabilité de tous de faire avancer les droits humains.

Malgré ces engagements, des États continuent de saper et de restreindre le travail des défenseur(e)s des droits de l’Homme et des organisations de la société civile.

Lors de cette session, la CADHP examinera le rapport d’État du Nigeria. Pendant le dernier examen, le Nigeria a reçu des recommandations en relation à la situation des défenseur(e)s des droits de l’Homme – adopter des mesures législatives afin de protéger les DDH, créer des plateformes pour le dialogue et la participation de la société civile et de réviser les restrictions quant au financement étranger qui briment l’autonomie et l’indépendance des organisations de la société civile. Non seulement, le Nigeria n’a pas accepté ces recommandations, mais il a aussi intensifié ses efforts afin de restreindre et de saper le travail des défenseur(e)s des droits de l’Homme qui défient l’État sur plusieurs questions. Par exemple, la loi proposée sur les ONG qui est présentement toujours devant le parlement et qui si adoptée aura de grands pouvoirs afin de refuser l’enregistrement d’ONGs et de faire interférence dans le travail de tous les jours des ONGs. De plus, les provisions comprise dans l’Acte (Prohibition) sur le mariage des personnes de même sexe (Same Sex Marriage (Prohibition) Act) interdit l’enregistrement et les opérations des ONGs et des DDH travaillant sur les questions liées à sexualité entre personnes du même sexe.

Nous appelons la CADHP à :

  1. Accélérer le travail afin d’adresser la situation des Femmes défenseurs des droits de l’Homme lors du processus d’examen des États, y compris les violations particulièrement persistantes et généralisées auxquelles les FDDH font face, ainsi que les conditions politiques, sociales et économiques qui autorisent et qui engendrent cette violence.
  2. Tenir un panel afin de commémorer le 20e anniversaire de l’adoption de la Déclaration sur les Défenseurs des droits de l’Homme afin de réfléchir sur les efforts régionaux et nationaux afin d’assurer le respect et l’application des droits des DDH.
  3. Continuer de suivre le progrès et la mise en œuvre des recommandations du Rapport sur la Situation des Femmes Défenseures des Droits de l’Homme en Afrique.

Merci Madame la Présidente.

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