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HRC39: Statement on the Right to Development

[la version française suit ci-dessous]

CAL, in collaboration with its partners of the Sexual Rights Initiative presented a statement on the right to development at the 39th session of the UN Human Rights Council. In line with our KP Reach program we highlighted issues related to access to health and how those impact on the right to development. Read our statement below.

Thank You Mr President,

Action Canada makes this statement on behalf of the Sexual Rights Initiative.

The Special Rapporteur in a recent statement to the Working Group on the right to development underscored that while economic growth is important, it is a quantitative and value-neutral concept that can have both negative and positive impacts on people’s lives. It is often the case that the negative impacts of economic development efforts fall on the poor. It is more often than not the poor who are evicted without notice or relocated to give way for real estate or road developments, and the poor whose shelters are demolished to provide space for housing projects they can not afford.

While we welcome the report’s focus on inequality, it is crucial that we draw attention to the importance of exposing, analysing and addressing the underlying structural and systemic causal factors of inequality. Patriarchy, racism, classism, nestled within larger neoliberal economies also perpetuate the widening gap between the rich and the poor.

The right to development, and inequality which impedes its realization, encompass and impact other human rights such as the right to health. Poor access to health services persists, particularly accessible, available, acceptable and good quality health services, including HIV-related services for people who are marginalised based on their sexuality and gender. While HIV incidence is declining in many parts of the world, a decrease in incidence among adolescents, key populations and marginalised groups is less marked in comparison. The exclusion of key populations is often institutionalized in national laws and policy frameworks and has a direct negative impact on health outcomes.

We call upon States to focus on a people-centered and rights based approach to development, and to gather comprehensive data on the inequalities and their negative effects to ensure the accurate assessment and development of appropriate measures to eliminate inequality. We further call on states to double their efforts to provide accessible, available, acceptable and good quality healthcare for all and to impress upon all healthcare practitioners, policy makers, decision-makers and service users to address stigma, discrimination, harassment and violence towards women, key populations and marginalised people in their access to health. Lastly, we call upon States to recognize that economic development for only a portion of the people who reside within its borders is not progress and should not be hailed as such.


CAL,en collaboration avec ses partenaires de l’Initiative pour les droits sexuels a présenté une déclaration sur le droit au développement à la 39e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. En ligne avec notre programme KP Reach, nous avons mis de l’avant des questions reliées à l’accès à la santé et comment celui-ci a un impact sur le droit au développement. Consultez notre déclaration ci-dessous.

 

Merci, Monsieur le Président,

Action Canada présente cette déclaration au nom de la Sexual Rights Initiative.

Le Rapporteur spécial, dans une déclaration récente adressée au Groupe de travail sur le droit au développement, a souligné que la croissance économique, quoiqu’importante, est un concept quantitatif et à valeur neutre, qui peut avoir à la fois des effets négatifs et des effets positifs dans la vie des gens. Fréquemment, les répercussions néfastes des efforts de développement économique touchent les personnes pauvres. La plupart du temps, ce sont les pauvres qui sont évincés sans préavis ou déménagés pour ouvrir la voie au marché immobilier ou à des développements routiers, et ce sont les pauvres qui voient leurs abris démolis pour laisser la place à des projets de logement dans lesquels ils n’ont pas les moyens d’habiter.

Tout en nous réjouissant que le point de mire du rapport porte sur l’inégalité, il est crucial que nous attirions l’attention sur l’importance de mettre au jour et d’analyser les facteurs structurels et systémiques qui sous-tendent l’inégalité. Le patriarcat, le racisme, le classisme, campés dans des économies néolibérales, contribuent également au maintien de l’écart croissant entre les riches et les pauvres.

Le droit au développement ainsi que l’inégalité qui empêche sa réalisation englobent et affectent d’autres droits fondamentaux, comme le droit à la santé. L’accès aux services de santé demeure faible, en particulier pour ce qui concerne des services de santé de bonne qualité, acceptables, disponibles et accessibles, y compris des services liés au VIH à l’intention des personnes qui sont marginalisées au motif de leur sexualité et de leur genre. Bien que l’incidence du VIH soit à la baisse dans plusieurs régions du monde, cette diminution de l’incidence est moins marquée parmi les adolescents et adolescentes, de même que dans les populations clés et les groupes marginalisés. L’exclusion des populations clés est souvent institutionnalisée par des lois nationales et des cadres de politiques; l’impact négatif de cette exclusion affecte directement les résultats de santé.

Nous exhortons les États à mettre l’accent sur une approche au développement qui soit centrée sur la personne et basée sur les droits, et à colliger des données exhaustives sur les inégalités et sur leurs effets négatifs, de manière à pouvoir évaluer correctement la situation et développer des mesures adéquates pour éliminer l’inégalité. De plus, nous exhortons les États à redoubler d’efforts pour offrir des soins de santé de bonne qualité, accessibles, disponibles et acceptables, pour tous et toutes – et à faire comprendre à toutes les personnes qui sont des professionnel-les des soins de santé, responsables des politiques, décideurs et décideuses, de même qu’aux utilisatrices et utilisateurs de services, l’importance de répondre à la stigmatisation, à la discrimination, au harcèlement et à la violence à l’égard des femmes, des populations clés et des personnes marginalisées, dans le cadre de leur accès à la santé. En outre, nous exhortons les États à reconnaître qu’un développement économique qui ne bénéficie qu’à une portion des personnes vivant sur leur territoire ne constitue pas un progrès et ne devrait pas être valorisé comme tel.

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