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HRC39: Cameroon UPR statement

[La version française suit ci-dessous]

Thank you Mr. President,

Action Canada makes this statement on behalf of the Sexual Rights Initiative, the African Sex Workers Alliance (ASWA) and the Coalition of African Lesbians (CAL).

Despite accepting recommendations meant to improve the lives of women and marginalised people during the second UPR cycle, we are concerned by how little progress Cameroon has made in combating violence against women, improving access to health and working towards the realisation of sexual and reproductive health and rights. Gender-based violence, discrimination and harassment of minority groups and violations of workers’ rights especially in the informal sector persists. Reproductive health access remains low as illustrated by high maternal mortality rates, low contraceptive access and use due to taboos on sex-related discussions in society.

Women in Cameroon live under and face multiple and intersecting forms of oppression which render some women even more vulnerable than others to violence, discrimination and rights violations. One such group of women who experience multiple forms of violence and discrimination and who are routinely excluded from responses and redress are female sex workers. Sex workers have been at the forefront of demanding that their right to bodily autonomy and agency to choose sex work as a profession is recognised and respected. Globally there is increasing recognition of sex work as work and that sex workers should be consulted while making policies and programmes that affect them.

Mr President, it is concerning that the rights and violations of sex workers have not received specific attention either in the Cameroon national report or through State parties recommendations.

As Cameroon has accepted recommendations concerning violence against women and sexual and reproductive health and rights, it is critical also that the state reviews national health policies, strategies and programmes to ensure that the rights violations of sex workers are documented and addressed – including the structural or social determinants that increase sex workers’ vulnerability to gender based violence and HIV. This includes the decriminalisation of all forms of adult sex work, accountability and independent oversight of the police, who often engage in extortion and blackmail of sex workers, as well as the roll out of rights based SRHR and HIV services with the involvement of sex workers in all aspects.

Thank you Mr. President.


Merci, Monsieur le Président,

Action Canada fait cette déclaration au nom de l’Initiative pour les droits sexuels, l’African Sex Workers Alliance (ASWA) et la Coalition des lesbiennes africaines (CAL)

En dépit qu’il ait accepté des recommandations visant à améliorer la vie des femmes et des personnes marginalisées lors de son second cycle de l’EPU, nous sommes préoccupées par le peu de progrès que le Cameroun a pu réaliser afin de combattre la violence faite aux femmes, d’améliorer l’accès à la santé et de travailler à la réalisation des droits et de la santé sexuels et reproductifs. La violence basée sur le genre, la discrimination et le harcèlement des groupes minoritaires ainsi que les violations des droits des travailleurs-euses particulièrement dans le secteur informel persistent. L’accès à la santé reproductive demeure faible, comme le démontre le haut taux de mortalité maternelle, le peu d’accès au contraceptifs et leur faible utilisation dû aux tabous entourant les discussion sur la sexualité au sein de la société.

Les femmes du Cameroun vivent dans un contexte d’oppressions multiples et croisées qui rendent certaines femmes plus vulnérables que d’autres à la violence, la discrimination et la violation de droits. Les professionnelles du sexe sont l’un de ces groupes de femmes qui font l’expérience de formes multiples de violence et de discrimination et qui sont systématiquement exclues des réponses et des recours quant à ces problèmes. Les professionnelles du sexe ont été à l’avant-garde en exigeant leur autonomie corporelle et leur liberté de choisir le travail du sex en tant que profession reconnue et respectée. Globalement, Il ya une reconnaissance grandissante que le travail du sexe est un travail et que les professionnels du sexe doivent être consultés lors de l’élaboration de politiques et de programmes qui les concernent.

Monsieur le Président, il est préoccupant que les violations des droits des professionnels du sexe n’ait pas reçu d’attention spécifique dans le rapport national du Cameroun ou dans les recommandations émises par le États parties.

Comme le Cameroun a accepté des recommandations concernant la violence faite aux femmes ainsi que les droits et la santé sexuels et reproductifs, il est également essentiel que l’État examine ses politiques, stratégies et programmes nationaux de santé pour s’assurer que les violations des droits des professionnels du sexe soient documentées et abordées – y compris les déterminants structurels et sociaux qui augmentent la vulnérabilité des professionnels du sex à la violence basée sur le genre et au VIH. Cela comprend la décriminalisation de toute forme de travail du sexe pour les adultes, la responsabilité et une surveillance indépendante de la police, qui se livrent souvent à de l’extorsion et du chantage envers les professionnels du sexe, ainsi que le déploiement de services de droits et de santé sexuels et reproductifs et de VIH avec la participation des professionnels du sexe à tous les niveaux.

Merci, Mr. le Président,

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