Unhrc

HRC41: Interactive dialogue with the Special Rapporteur on Racism

[This statement was not delivered orally]

Thank you, Mr. President. I make this statement on behalf of the Coalition of African Lesbians and the Sexual Rights Initiative.

We welcome the Special Rapporteur’s report on Global Extractivism and Racial equality. 

We would like to underscore the links drawn by the Special Rapporteur between gender and racial inequality as intersecting by-products of patriarchal and capitalist institutions of oppression. We encourage, in all human rights mechanisms and reporting procedures, an intersectional approach that acknowledges and accounts for the roles that race, gender, class and geographic location play in creating all the human rights abuses and violations addressed by this council.  

We wish to further highlight the experiences of black and brown women in mining affected communities at the hands of international corporations, complicit governments and private security forces. The presence of mining severely destabilizes communities by means of dispossession, cutting off and/or contaminating water supply and restricting access to food. The intersection of the capitalist priorities of the extractives industry with patriarchal values of male dominance and an unequal distribution of power creates an environment that renders women and girls extremely vulnerable to human rights violations such as sexual violence and a denial of health services including access to sexual and reproductive health services. 

All states and UN bodies should consider the environmental unsustainability of global extractivism and to take seriously the effect of extractives industries not only on human rights but on the planet and climate change. 

As the special Rapporteur highlights in her reports, extractivism is a continuation of colonial legacies and replicates structural racial and gender inequalities. It is necessary for the global community to work to understand sovereignty and self determination in its true form, and provide people in communities rights over their land and their right to self determination.  White supremacy, capitalism and patriarchy are the tools used to continue this structural discrimination and we call upon States to use the report of the special rapporteur to promote substantive equality and make enjoyment of human rights a reality for all and not a luxury for a few. 

Français

Merci Mr. le Président, je fais cette déclaration au nom de la Coalition des Lesbiennes Africaine [Coalition of African Lesbians – CAL] et l’Initiative pour le droits sexuels [Sexual Rights Initiative – SRI]. 

Nous saluons le rapport de la Rapporteure Spéciale sur l’extractivisme global et l’égalité raciale. 

Nous voudrions souligner les liens établis par la Rapporteur Spéciale entre le genre et les inégalités raciales en tant que sous-produits étant à l’intersection des institutions d’oppressions patriarcales et capitalistes. Nous encourageons, dans tous les mécanismes et procédures de rapport des droits humains, une approche intersectionnelle qui tient compte du rôle que la race, le genre, la classe et la position géographique joue dans la création de tous les abus et violations des droits humains traités par ce Conseil.  

Nous aimerions également souligner l’expérience des femmes noires et de couleur au sein des communautés affectées par l’exploitation minière contrôlée par des sociétés internationales, des gouvernements complices et des forces de sécurité privées. La présence des minières déstabilise sévèrement les communautés par la dépossession, la coupure et/ou la contamination de l’approvisionnement en eau et la restriction de l’accès à l’alimentation. L’intersection des priorités capitalistes de l’industrie extractive avec les valeurs patriarcales de domination masculine et des distribution inégale du pouvoir créé un environnement qui rend les femmes et les filles extrêmement vulnérables aux violations des droits humains telles la violence sexuelle et le refus d’accès à des services de santé y compris aux services de santé sexuelle et reproductive.

Tous les États et organes de l’ONU devraient considérer le caractère non durable de l’extractivisme et prendre au sérieux l’effet de l’industrie extractive non seulement sur les droits humains mais aussi sur la planète et les changements climatiques. 

Comme le souligne la Rapporteure Spéciale dans ses rapports, l’extractivisme s’inscrit dans la continuité avec l’héritage colonial et reproduit les inégalités structurelles de genre et raciales. Il est nécessaire pour la communauté internationale de travailler à comprendre dans leurs formes véritables la souveraineté et l’autodétermination, et de fournir aux membres des communautés leurs droits sur la terre et à l’autodétermination. La suprématie blanche, le capitalisme et le patriarcat sont des outils utilisés pour continuer cette discrimination structurelle et nous appelons les États à utiliser ce rapport de la rapporteure spéciale afin de faire la promotion réelle de l’égalité ainsi que de faire de la jouissance des droits humains une réalité pour tous et toutes et non un luxe pour une minorité.

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