CAL@ACHPR58: Nigeria State Representatives deny any human rights violations taking place in Nigeria based on SOGI

[la version française suit ci-dessous]

Dear All,

On the first day of the 58th Ordinary Session of the African Commission on Human and Peoples’ Rights [ACHPR], civil society organisations were given the opportunity to present statements to the Commission, highlighting issues of concern in respect to the situation of various human rights in their contexts.

Sexual Orientation and Gender Identity [and Expression] was an issue that was brought up consistently by various civil society organisations. The Coalition of African Lesbians, the Centre for Human Rights at the University of Pretoria [CHR], as well as the Legal Defense and Assistance Project [LEDAP] all referenced the relevance of Resolution 275 in ensuring that the violence experienced by people who are non-conforming in their sexual orientation, expression and identity is stopped. Both reports by CHR and LEDAP spoke of recorded human rights violations happening in Nigeria. LEDAP, in their statement to the Commission shared statistics of violence and violations experienced by people non-conforming to heteronormative expression and sexual orientation. The LEDAP Statement mentioned that human rights organisations in Nigeria had recorded 172 such cases in 2015, and 52 cases in 2016. They stated that these violations are perpetrated and allowed by both state and non-state actors.

The LEDAP statement also highlighted the need for the National Human Rights Commission of Nigeria to establish a reporting process that guarantees anonymity of victims of human rights based on their SOGIE.

On the 3rd day of this 58th Session, the Nigeria State representative responded to this statement. The Coalition of African Lesbians recorded and transcribed the State Representative’s response below:

“The [Same Sex Marriage (Prohibition) Act, 2013] simply defines a valid marriage in Nigeria to be legal union between persons of opposite sex in accordance with the marriage act, Islamic law, or customary law. With specific reference to the allegations raised by the NGO, the Legal Defense and Assistance Project, two days ago, we wish to state that the organization has failed to provide details of human rights violations suffered by any person in Nigeria where the violations took place based on real or perceived sexual orientation in Nigeria. Not even a single instance was cited that is capable of being verified. Presently the National Human Rights Organisation of Nigeria has constituted a panel of experts to examine all federal and state laws in conflict with human rights standards with a view to ensuring necessary amendments or repeal. The committee has received a memorandum on the same sex relations and is under consideration. It is rather interesting to note that the national human rights commission has not received a single complaint on the so called 172 cases violation alleged in 2015. Nor any of the 52 cases in 2016. The National Human Rights Commission standing orders and rules of procedure allow anonymity in complaints handling in circumstances such as these. It is rather strange that the NGO is not well acquainted with the legal and institutional framework of the Commission. Which to say that the NGO has not exhausted all available channels for resolving such issues before coming to this conference.”

The Coalition sought a comment from the Women’s Health and Equal Rights [WHER] Initiative  based in Nigeria. The Initiative affirmed their support for the claims presented in the LEDAP statement. A WHER representative said, “Human Rights violations that involves LBT women has constantly been documented by women human rights organizations in Nigeria, and these are reported to the Nigeria National Human Rights Commission based on its rules of procedure 51 and the commission has several times acknowledged the receipt of such complaints. We will continue to remind and notify the commission of the human rights violation based on LBT women in Nigeria and we urge the commission to exercise its statutory responsibility of protection of all human rights of Nigeria including the LBT woman.”

The Coalition will track this situation and see if the Government of Nigeria in the upcoming Ordinary Session responds to this, or at least acknowledges receipt of reports of violations experienced by people resisting heteronormativity and challenging heterosexism in Nigeria.

Sincerely,

CAL Coalition

 

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[français]

CAL@CADHP: Mise à jour 3: les représentants de l’État nigérian nient toute violation des droits de l’Homme ayant lieu au Nigéria basée sur le SOGI.
Bonjour à tous,

Lors du premier jour de la 58e session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples [CADHP], les organisations de la société civile ont eu la possibilité de présenter des déclarations à la Commission, soulignant les problèmes et leurs inquiétudes quant à la situation de divers droits humains dans leurs contextes.

L’Orientation sexuelle et l’identité de genre [et l’expression] a été une question constamment soulevée par les diverses organisations de la société civile. La Coalition des Lesbiennes Africaines [CAL], le Centre for Human Rights de l’Université de Pretoria [CHR], ainsi que le Legal Defense and Assistance Project [LEDAP] ont tous fair référence à la Résolution 275 afin de s’assurer de mettre fin à la violence contre les personnes qui ne se confirment pas par leur orientation sexuelle et leur identité et expression sexuelle. Les rapports du CHR et de LEDAP ont parlé des violations des droits de l’Homme qui se produisent au Nigéria. Le LEDAP, dans sa déclaration à la Commission à partagé des statistiques représentant la violence et les violations vécues par les personnes ne se conformant pas à l’expression et l’orientation sexuelle hétéronormatives. La déclaration du LEDAP a mentionné que les organisations des droits de l’Homme au Nigéria ont enregistré 172 de ce type de cas en 2015, et 52 cas en 2016. Ils ont déclaré que ces violations sont perpétrées et cautionnées autant par les acteurs non-étatiques, qu’étatiques.

La déclaration du LEDAP a également souligné la nécessité pour la Commission des droits de l’Homme du Nigéria d’établir un processus de rapportage qui garantit l’anonymat des victimes de violations de leur droits humains basées sur leur SOGIE.

Le 3e jour de cette 58e session, le représentant de l’État du Nigéria à répondu à ces déclarations. La Coalition des Lesbiennes Africaines a enregistré et transcrit la réponse du représentant d’État ci-dessous :

« L’ [Acte (d’Interdiction) du mariage de même sexe, 2013] définit simplement qu’un mariage valide au Nigéria est une union légale entre personnes de sexe opposés conformément avec l’acte du mariage, la loi islamique, ou le droit coutumier. En se référant spécifiquement aux allégations soulevées par l’ONG, le Legal Defense and Assistance Project, il y a deux jours, nous tenons à préciser que l’organisation n’a pas réussi à fournir des détails concernant les violations des droits de l’Homme vécues par quiconque au Nigéria où ces violations ont eu lieu basé sur l’orientation réelle ou perçue au Nigéria. Pas une seule instance qui a été citée ne peut être vérifiée. Présentement, l’Organisation des droits de l’Homme du Nigéria a constitué un groupe d’experts pour examiner toutes les lois fédérales et provinciales qui sont en conflits avec les standards en matière de droits de l’Homme en vue d’assurer les amendements ou les abrogations nécessaires. Le comité à reçu un memorandum sur les relations entre personnes du même sexe et il est en cours d’examen. Il est assez intéressant de noter que la Commission nationale des droits de l’Homme n’a pas reçu une seule plainte sur les soi-disant 172 cas de violations allégués en 2015. Ni aucun des 52 cas en 2016. Les ordres et les règles de procédures permanentes de la Commission nationale des droits de l’Homme permettent l’anonymat dans le traitement des plaintes et dans des circonstances telles que celles-ci. Il est assez étrange que l’ONG ne connaisse pas bien le cadre légal et institutionnel dans des circonstances telles que celle qui nous occupe. Ce qui est pour dire que l’ONG n’a pas épuisé tous le canaux disponibles afin de résoudre de tels problèmes avant de venir à cette conférence. »

 

La Coalition a demandé l’avis de la Women’s Health and Equal Rights [WHER] Initiative, basée au Nigéria. L’initiative a affirmé son soutien aux revendications présentées dans la déclaration de LEDAP. Une représentante de WHER a dit : « Les violations des droits de l’Homme qui impliquent les femmes LBT ont constamment été documentées par les organisations de droits des femmes au Nigéria, et celle-ci sont signalées à la Commission nationale des droits de l’Homme du Nigéria sur la base de son règlement de procédure 51 et la commission a plusieurs fois reconnu la réception de telles plaintes. Nous continuerons de rappeler et d’informer la commissions des violations des droits de l’Homme touchant les femmes LBT au Nigéria et nous pressons la commissions d’exercer sa responsabilité légale de protection de tous les droits de l’Homme au Nigéria incluant ceux des femmes LBT. »

La Coalition suivra cette situation de près afin de voir si le Gouvernement du Nigéria répondra à ces inquiétudes lors de la prochaine session ordinaire, ou du moins accuse réception des rapports de violations vécues par les personnes résistant l’hétéronormativité et l’hétérosexisme au Nigéria.

Sincèrement,

la Coalition de CAL

 

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