Activistbrief1

ACTIVISTS BRIEF: Advancing rights related to sexuality and gender at the United Nations Human Rights Council

[Le français suit ci-dessous]

The June 2016 Resolution on Sexual Orientation and Gender Identity and Expression

This June, the third resolution on sexual orientation and gender identity and expression will be tabled and voted on at the 32nd Session of the United Nations Human Rights Council (HRC) in Geneva. This is an important process which builds on the first resolution led by the South African government in June 2011 and a follow-up resolution in September 2014. Activists from all over the world, including many of us from the African continent, have been instrumental in making the recognition of rights related to sexual orientation and gender identity and expression possible at the UN and in other spaces.

The work of movements in Africa and across the world

Since the Cairo Conference on Population and Development in 1994, women’s rights and sexual rights activists have been leading the struggle on issues related to sexuality and gender and shaping ideas about sexual and reproductive health and rights. Autonomy is at the core of all our demands. The rights to access contraception, abortion, HIV and STI prevention and treatment; as well as the freedom to express and live our chosen sexual orientation, gender identity and expression are all part of this work. Our concerns have always included all forms of discrimination, violation and abuse related to all aspects of gender and sexuality.

The focus of the upcoming resolution

The first two resolutions, in June 2011 and September 2014 focused on ending violence and discrimination. In this new resolution of June 2016, the Coalition of African Lesbians and our partners are calling on governments to instruct the UN Office of the High Commission on Human Rights to produce and present a new report on human rights related to sexual orientation and gender identity and expression at the 34th Session of the HRC in 2017. We also want the resolution to call for a panel to discuss these issues in the same session.

The report should identify, name, discuss and make recommendations to address:

  1. Root causes: The root causes of discrimination, violation and oppression of people who do not conform to socially and/or legally accepted forms of sexual orientation and gender identity and expression (the way someone presents their gender).
  2. Intersectionality: How these abuses link with other ways in which people are oppressed, such as through their race, class, age, disability and geographical location.
  3. Autonomy: The right of every person to make decisions that affect their own bodies and lives, and the link between this right and greater protection for those who are non-conforming in their sexual orientation and gender identity and expression.

This language in the upcoming resolution is important because:

  1. It will highlight many people’s lived realities in the fullest possible way. It will name sexual orientation and gender identity and expression as one basis for discrimination and violence on the grounds of sexuality and gender, among many. At the same time, it will demonstrate that these rights violations are linked to other forms of oppression, including poverty, inequality and undemocratic governance.
  1. Therefore, it will shine the spotlight on the realities of not only those who identify as lesbian, gay, bisexual and transgender but also of others who are criminalised and/or marginalised because of their sexual and gender expression, including intersex people, sex workers, HIV positive women, women seeking and providing contraception and abortion and unmarried women. By doing so, it will demonstrate that all these different groups face the same challenges of lack of bodily and sexual autonomy.
  1. It will open the path to cross-movement work and enable states and civil society to better understand the links between sexuality and gender issues.
  1. It will name and highlight the role of universal factors in our oppression, including the global economic crises, racism, class, conflict and militarism, heteronormativity (expecting everyone to conform to one kind of sexual orientation and gender expression) and patriarchy. This is critical for understanding the ways in which our everyday realities are shaped by unequal and unfair global systems and structures.

This Advocacy Brief is part of a series in The Autonomy Project of the Coalition of African Lesbians

For more information please see www.cal.org.za and www.sexualrightsinitiative.com

 

 


[français]

DOSSIER POUR LES ACTIVISTES : Promouvoir les droits liés à la sexualité et au genre au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

30 Mai 2016

La Résolution de Juin 2016 sur l’Orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre

Ce mois de Juin, la troisième résolution sur l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre sera présentée et soumise au vote pendant la 32e Session du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies à Genève. Ceci est un processus important qui s’appuie sur la première résolution introduite par le gouvernement Sud-Africain en Juin 2011 et une résolution de suivi en Septembre 2014. Des activistes provenant du monde entier, y compris plusieurs d’entre nous du continent africain, ont joué un rôle important pour que les droits liés à l’orientation sexuelle, à l’identité et à l’expression de genre soient reconnus à l’ONU et dans d’autres milieux.

Le travail des mouvements en Afrique et dans le monde

Depuis la conférence du Caire sur la Population et le Développement en 1994, les activistes des droits de la femme et des droits sexuels ont pris les devants de la lutte associée aux problèmes de sexualité et de genre, et pour défendre les droits à la santé sexuelle et reproductive. L’autonomie est au cœur de toutes nos demandes. Les droits d’accès à la contraception, à l’avortement, à la prévention et le traitement du VIH et des IST, aussi bien que la liberté d’exprimer et de vivre selon l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre choisis font tous partie de ce travail. Nos préoccupations ont toujours été axées sur toutes formes de discrimination, de violation et d’abus liés à tous les aspects du genre et de la sexualité.

Le point focal de la prochaine résolution

Les deux premières résolutions, en Juin 2011 et Septembre 2014 visaient à mettre fin à la violence et à la discrimination. Dans cette nouvelle résolution de Juin 2016, la Coalition des Lesbiennes Africaines et nos partenaires invitent les gouvernements à demander que le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Droits de l’Homme produise et présente un rapport sur les droits humains relatifs à l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression des genres à la 34e Session du CDH en 2017. Nous voulons également que la résolution invite un panel à débattre sur ces questions lors de la même session.

Le rapport doit identifier, citer, débattre et faires des recommandations pour adresser :

  1. Les causes profondes : Les causes profondes de la discrimination, de la violation et de l’oppression des personnes qui ne se conforment pas aux formes – acceptées sur le plan social et/ou légal – d’orientation sexuelle, d’identité et d’expression des genres (la manière avec laquelle quelqu’un présente son genre sexuel).
  2. L’intersectionnalité : Comment ces abus sont liés aux autres moyens d’oppression dont les gens souffrent, au travers de leur race, classe, âge, handicap et location géographique.
  3. L’autonomie : Le droit individuel de chaque personne de prendre des décisions qui affectent leur corps et leur vie, et la relation entre ce droit et une plus grande protection pour ceux qui ne se conforment pas dans leur orientation sexuelle, dans leur identité et leur expression de genre.

Ce langage est important pour la prochaine résolution car :

  1. Il mettra le plus d’accent possible sur les réalités vécues par beaucoup de personnes. Il soulignera que l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre sont, entre autres, des motifs de discrimination et de violence sur la base du choix de la sexualité et de genre. En même temps, il démontrera que les violations de ces droits sont liées à d’autres formes d’oppression, y compris la pauvreté, l’inégalité et la gouvernance antidémocratique.
  1. Par conséquent, il mettra en vedette les réalités de non seulement ceux qui s’identifient comme lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, mais aussi celles des autres qui sont criminalisés et/ou marginalisés à cause de leur expression sexuelle et de l’expression de leur genre, y compris les personnes intersexuelles, les travailleurs du sexe, les femmes qui sont VIH positives, les femmes désirant et offrant la contraception et l’avortement aux femmes non-mariées. Ainsi, cela démontrera que ces différents groupes font face aux mêmes défis en matière de manque d’autonomie corporelle et sexuelle.
  1. Ce sera une opportunité de travail entre mouvements, et permettra aux états et à la société civile de mieux comprendre les liens entre la sexualité et les questions de genres.
  1. Il présentera et soulignera le rôle des facteurs universels de notre oppression, y compris les crises économiques mondiales, le racisme, les classes, les conflits et le militarisme, l’hétéro-normativité (l’attente que tout autre personne se conforme à un certain type d’orientation sexuelle et d’expression de genre), et le patriarcat. Ceci est d’une importance critique afin de comprendre comment nos réalités quotidiennes sont définies par des systèmes et des structures mondiales qui sont inéquitables et injustes.

Ce Plaidoyer Sommaire fait partie du Projet Autonomie de la Coalition des Lesbiennes Africaines

Pour plus d’information visitez www.cal.org.za et www.sexualrightsinitiative.com

 

Translate »
Search