WACA Violent Couples Eng

REPORT ON VIOLENCE IN QUEER WOMEN COUPLES IN BURKINA FASO, CAMEROUN & CÔTE D’IVOIRE

In 2015 the Coalition of African Lesbians undertook a mapping exercise of the gender and sexual rights work done in the West and Central African (WACA) region, focusing primarily on lesbian, bisexual and queer (LBQ) women. Supported by the Foundation for a Just Society (FJS), CAL extended its work from Southern Africa into WACA with the objective of both growing and strengthening the feminist network as well as the gender and sexual rights movements on the continent.

Summary

This study shows that domestic violence does indeed exist in queer women couples. Out of a sample of 463 LBQ women interviewed from January to March 2020 as part of the community research project entitled “Violence in queer women couples” in the cities of Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina Faso), Douala and Yaoundé (Cameroon), 78% declared having been victims of violence by a same-sex partner. The realities vary from one city to another, whether in terms of lifestyle, legal provisions, religion or economic situation.

In spite of the differences specific to each context, when it comes to queer women relationships, the three countries present almost the same realities in terms of violence. In this study, Cameroon and Côte d’Ivoire represent more than 80% of the sample.

This study, designed and conducted by committed feminists and members of the community, comprised several stages: (1) training of country coordinators; (2) design of data collection tools (questionnaires for individual interviews and focus groups, followed by data entry on Google Forms); (3) recruitment of interviewers; (5) setting up of a WhatsApp group to monitor activities; (6) data collection through questionnaires, focus groups and active listening; (7) transmission to coordinators and data entry; (8) data analysis and processing; (9) redaction of final report.

This is the first time in our context that LBQ individuals have taken such a close interest in violence within queer couples. Our findings not only call on to community-based organisations working with LBQ women, but also to society in general, as well as entities such as financial partners working towards eliminating all forms of violence against women and girls.

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RÉSUMÉ

Cette étude montre que les violences conjugales existent bel et bien dans les couples de femmes Queer. Sur un échantillon de 463 femmes LBQ interrogées de janvier à mars dans le cadre du
projet de recherche communautaire « les violences dans les couples de femmes Queer » dans les villes d’Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina Faso), Douala et Yaoundé (Cameroun), 78% déclarent avoir été victime de violence de la part d’une partenaire de même sexe. Les réalités restent variables d’une ville à l’autre, qu’il s’agisse du mode vie, des dispositions de la loi, de la religion, ou de la situation économique. En dépit de ces différences liées aux contextes particuliers, au niveau des relations dans les couples de femmes Queer, ces trois pays connaissent quasiment les mêmes réalités en matière de violence. Dans le cadre de cette enquête, le Cameroun et la Côte d’Ivoire représentent plus de 80% de l’échantillon.

La réalisation de cette enquête, conçue et réalisée par les féministes engagées et membres de la même communauté, a connu plusieurs étapes à savoir: (1) la formation des coordonnatrices pays ; (2) la conception des outils de la collecte (questionnaire papier pour les entretiens individuels et focus group puis sa saisie en ligne sur Google Forms) ; (3) le recrutement des enquêtrices ; (5) constitution d’un groupe WhatsApp pour le suivi des activités ; (6) la collecte des données par les questionnaires, les focus groups et l’écoute active ; (7) la transmission aux coordonnatrices et enregistrement en ligne ; (8) Analyse et traitement des données collectées ; (9) Rédaction du rapport final.

C’est la première fois que les LBQ s’intéressent d’aussi près à la violence au sein des couples de femmes Queer. Les résultats auxquels nous sommes parvenus interpellent non seulement les organisations à base communautaire intervenant auprès des femmes LBQ, mais aussi la société en général et singulièrement les organismes, des partenaires financiers soucieux de mener des actions visant à éliminer toutes formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

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